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langage codé du/de la pervers/e narcissique

 
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Le langage codé du/de la pervers/e narcissique
 
Un/e pervers/e narcissique crée un langage codé entre lui/elle et sa victime. Ce langage codé est « parfaitement » compris par la victime, qui est conditionnée à cette compréhension sur la durée et par la répétition. Mais ce langage codé peut rester incompréhensible et difficilement décryptable aux yeux d’autres, et surtout difficilement prouvable. 
  
Ce langage codé n’est pas seulement constitué de mots, mais aussi surtout de sous-entendus (faisant écho à des faits, des mots qui ont eu lieu entre perse/e narcissique et victime dans le privé), de regards spécifiques, d’attitudes corporelles, de silences … 
  
  
L’emploi de mots résonnants, de mots écho 
  
En privé, un/e pervers/s narcissique dénigre systématiquement sa victime pour la rabaisser, lui faire perdre sa confiance en elle, son estime d’elle-même. 
  
Un/e pervers/s narcissique (PN) met en place cette manipulation envers sa victime (V). PN arrive à faire croire à V, par un conditionnement systématique et régulier, qu’elle n’est pas désirable, pas aimable, et que si leur couple a des problèmes intimes c’est uniquement de la faute de V. 
A ses reproches, PN associe systématiquement les surnoms de « caillou » et « glaçon ». 
En public, PN va réutiliser ces mots, mais comme des mots anodins courants, et évidement sans faire comprendre à d’autres que ce sont des surnoms donnés. 
PN va par exemple utiliser ces mots dans des phrases anodines (du moins aux yeux des autres), et lançait des regards spécifiques à sens à V (ironique, dégoûté …). Ou PN va utiliser des phrases à double sens avec ces mots ; dans un sens anodin qui vont être comprises par d’autres, et dans le vrai sens (agression déguisée) qui vont être comprises uniquement par V. 
  
Exemples : 
-         Lors d’une promenade avec d’autres membres de la famille, PN va taper dans un caillou pour l’éjecter loin dans un fossé, et dit sur un ton de la plaisanterie en même temps que son geste : « ça ne sert à rien un caillou, en plus c’est moche, allez hop au fossé ». 
-         Lors d’un repas amical, PN dans une mine dégoûtée recrache un glaçon en lançant : « beurk, ce glaçon est vraiment trop froid, il abîme ce très bon apéro ». 
  
Des phrases banales que d’autres prennent au premier sens donné. Rien de grave, qu’ils soient ou non d’accord avec les réflexions de PN. 
V va avoir des réactions : énervement, changement d’humeur, tristesse, repli sur soi … que les autres ne comprennent pas, parce qu’ils ne font pas de lien entre les réflexions « banales » de PN et les comportements de V (qui ne sont pas perçus comme des réactions aux mots de PN). 
  
Le raccourci est vite fait de penser que V a des attitudes bizarres dans des situations banales, qu’elle est d’humeur changeante, lunatique etc… 
  
  
L’emploi de gestes, manèges énervants répétitifs 
  
Un/e pervers/e narcissique va mettre en place des manèges gestuels réguliers qui sont incompréhensibles par la victime dans les premiers temps. Elle ne peut que ressentir de l’énervement à ces manèges répétés, sans en comprendre le sens, voir peut se dire que ce sont « juste » des attitudes adoptées pour l’agacer, la faire sortir de ses gongs, la faire exploser. 
Or souvent il y a une véritable raison planquée à ces manèges répétitifs par lesquels le/la pervers/s narcissique savoure de jouer avec sa victime. 
  
Exemple : 
PN et V se séparent, mais vivent encore sous le même toit. PN a la main mise sur les comptes de la famille et explique à V qu’ils n’ont plus d’argent à cause de V qui a  demandé le divorce, et qu’il a donc fallu payer les premières consultations d’avocat. 
PN a mis en place un « drôle » de manège. PN va régulièrement ouvrir un placard du haut de la cuisine, pousse de gros soupirs, se retourne avec un rictus, mais ne prend rien dans le placard, se contenant juste de dire : « on n’a plus de sous à cause de toi ». 
V ne comprend pas ce manège, qui ne fait que d’avantage l’énerver au fur et à mesure qu’il se répète. 
V se confie à un ami, et dans son récit parle de ce manège, pour expliquer combien PN cherche à l’énerver par n’importe quel moyen. Son ami lui conseille d’aller voir au dessus de ce placard (V n’y allait jamais en raison de sa phobie des araignées, phobie parfaitement connue par PN). 
V regarde au dessus de ce placard et y trouve une liasse de billets. 
  
PN cherchait à énerver V, à la faire sortir de ses gongs, mais aussi jouait avec elle dans une délectation perverse.  
PN savait que V ne pouvait pas comprendre, d’autant plus qu’elle n’irait pas voir au dessus du placard vu sa phobie. 
  
PN a ainsi le sentiment de contrôler V, d’être supérieur/e à V, et d’en faire ce qu’il/elle veut. 
PN a codifié ses manèges, là aussi dans deux sens : un sens d’énervement dont il/elle pense que ce sera le seul sens perçu par V, et un autre sens par lequel il/elle pense affirmer sa toute puissance, puisque ce sens est sensé n’être pas découvert par V. 
  
Plus de tels comportements de PN se répètent, plus V comprend que les attitudes de PN ne sont pas nettes, d’autant plus qu’il s’y rajoute tous les autres multiples problèmes que PN déclenche pour nuire à V. 
Raconter un tel manège à un/e autre personne peut ne pas suffire à faire comprendre l’ampleur du problème ; souvent un/e autre minimisera un tel comportement (« ce n’est pas grave », « ce sont des gamineries »…) sans prendre en compte l’ensemble de tout ce que subit V. 
  
  
L’emploi de la larme à l’oeil 
  
Un/e pervers/s narcissique agresse sa victime psychiquement, verbalement en privé… et adopte une attitude complètement différente en public. Sa victime réagira à ces fourberies, à ces renversements complets d’attitudes et souvent brutalement, plus cette manipulation se répétera. 
Un/e pervers/e narcissique adore endosser le rôle de la victime et faire passer la vraie victime pour l’agresseur en public. C’est le/la pervers/e narcissique qui aura crée une situation de crise, mais il/elle se dédouanera de toute responsabilité, les faisant assumer à la victime seule (les conséquences devenant des causes, totalement détachées du vrai contexte). 
  
Exemple : 
PN, parent, balance une flopée d’horreurs à V en privé dans l’après midi. En soirée, lors d’un repas de famille avec tous les autres membres de la fratrie, V, qui ne s’est pas remise des horreurs balancées par PN essaye d’en reparler, de mettre les autres au courant. 
Quand V commence de raconter, PN a les yeux qui s’humidifient, et verse quelques larmes, pour faire comprendre aux autres son incompréhension, sa tristesse d’être ainsi agressé/e si gratuitement et l’injustice de la situation. PN ne dit rien, se contentant d’avoir une mine de chien battu. 
Les autres membres de la famille qui voient V en colère (colère amplifiée par le comportement hypocrite de PN) et PN triste, abattu/e font le raccourci : V est l’agresseur/e et PN la victime, et prennent la défense de PN contre V. 
  
PN ne donnera aucune explication à l’attitude de V (et surtout pas les faits d’avant) et se contentera d’être triste, de pleurer, d’être dans l’incompréhension totale des attitudes de V. PN ne donnera pas plus d’explication à V par la suite, juste que V a mal compris les mots de PN, que peut être il/elle peut être un mauvais parent puisque V semble le croire, mais qu’il/elle ne mérite pas ça.  
  
PN sait qu’il/elle ment, qu’il/elle manipule, V le sait aussi, mais les apparences servent PN aux yeux d’autres. 
  
  
La vente de vent 
  
Un/e pervers/e narcissique « vend du vent » à d’autres au détriment de la victime. ; c’est-à-dire qu’il/elle va inventer un passé, des faits à d’autres pour s’adapter à ces autres et les utiliser pour qu’ils deviennent des cautions, des boucliers, des armes contre la victime. 
Pourquoi « vente » ? Parce que rien n’est jamais gratuit avec un/e pervers/e narcissique. 
Le/la pervers/e narcissique réécrit le passé, des faits pour qu’ils lui soient bénéfiques, et livre sa version modifiée à d’autres dont il/elle veut tirer des uniques intérêts personnels (même si il/elle fait croire que c’est au nom du bien d’un collectif, un/e pervers/e narcissique n’agit toujours que pour sa seule individualité). 
  
Le vrai passé est connu par la victime qui pourrait éventuellement rectifier les mensonges du/de la pervers/e narcissique… sauf que le/la pervers/e narcissique se débrouille pour délivrer ce passé modifié à d’autres sans la présence de la victime, et fait en sorte qu’elle ne soit pas au courant dans un premier temps (le temps de l’installation des mensonges auprès d’autres pour que ces mensonges ne soient perçus que comme des vérités). 
Une fois ce faux passé installé, le/la pervers/s narcissique plonge ces autres dans des voies de cautionnement, d’engagement (voies d’où il est difficile de faire marche arrière, de reconnaître qu’on a pu se faire manipuler… d’autant plus que le plus souvent la majorité des personnes croit ce qu’ « on » leur raconte, sans prendre la précaution de vérifier). 
  
Quand la victime se retrouve face à ce faux passé, elle a des réactions d’énervement, voir de colère, même si elle l’entend de la bouche d’un autre qui a avalisé ce faux passé sans vérifier quoique ce soit. La victime est énervée contre ces mensonges, mais cet autre prend cet énervement pour une agression contre lui (il se dédouanera d’autant plus de toute responsabilité en fonction de l’utilité qu’il avait de croire à ce faux passé). 
La victime peut aussi avoir des réactions de mutisme, de repli sur soi même face à ce mensonge de plus (un/e pervers/s narcissique ne se contentant pas d’attaquer sur un point la victime, mais celle-ci doit faire face à des attaques multiples directes ou indirectes). 
  
Le/la pervers/e narcissique sait qu’il/elle ment, la victime le sait aussi. Et le/la pervers/s narcissique se joue d’avoir piégé la victime. Il/elle peut lui faire comprendre par des sous-entendus, des regards particuliers, des mimiques, même en présence d’autres. 
  
Exemples : 
  
- V et F montent un projet collectif. Le projet collectif se développe dans la durée. F quitte ce projet pour raisons de santé, et propose PN en intérimaire le temps de trouver une autre personne. PN va prendre alors des décisions sans concerter V, et sans lui dire, se présentant à d’autres comme un des fondateurs de ce projet, et surtout indispensable à son bon développement. PN va créer de faux documents, faire de fausses promesses, en faisant croire à d’autres que non seulement il/elle est la seule solution viable au bon développement du projet, mais que V est complètement dépassé. PN a créé un faux passé présenté à de futurs clients, partenaires etc… Quand V se retrouve face à ces mensonges, il tente de rectifier. Seulement les nouveaux clients, partenaires n’ont eu affaire qu’à PN, n’ont eu que ses discours, que ses promesses. Ils ont fait les raccourcis : si V ne s’est pas manifesté, c’est qu’il n’était pas intéressé, ou qu’il était au courant, et donc d’accord etc… (ne voulant pas envisager la possibilité qu’on ne peut pas se manifester pour ou contre quelque chose quand on n’est pas au courant). Ces nouvelles personnes écouteront d’autant moins V que PN leur a promis des intérêts personnels.  
Plus les mensonges, les manipulations de PN ont duré dans le temps, plus il sera difficile à V de faire admettre les vraies réalités… et plus V peut avoir des réactions d’énervements, de colère, de repli sur soi etc… (que PN utilisera de nouveau contre V auprès des autres). 
PN sait qu’il a menti, manipulé ; V le sait aussi. PN peut se jouer d’avoir piégé V, et le lui faire comprendre de façons détournées pour encore plus « l’abattre », c’est-à-dire pour que V ne réagisse plus du tout, que trop usé, il laisse la place totalement libre à PN. 
  
  
- Un couple se séparant, PN va venir déménager ses affaires chez V. PN a annoncé à V qu’il/elle viendrait avec des membres de sa famille pour l’aider. PN précise à V qu’aucun de ces membres ne veut lui parler, parce que trop remontés contre V. PN a raconté sa version modifiée de la situation aux membres de sa famille ; c’est V qui le fiche à la porte, qui voudrait tout garder, qui fait des histoires, qui ne veut plus les voir eux aussi, etc… 
PN a déjà conditionné V dans la possibilité d’être niée, rejetée, voir agressée verbalement par les membres de sa famille. PN a aussi conditionné ces membres. PN a aussi promis à certains d’entre eux qu’ils pourraient récupérer telle ou telle affaire pour eux. 
Le jour du déménagement, les enfants de PN et V sont présents ; V ne veut pas que les enfants soient touchés par quels que comportements que ce soit. V va donc faire en sorte que ça se passe au moins mal, et prendre sur elle. 
PN arrive avec les membres de sa famille. Aucun ne salut V (ils sont conditionnés dans la version de PN). V ne fait pas de remarques pour ne pas déclencher de discussions houleuses devant les enfants. 
Une personne de plus est présente à ce déménagement ; une collègue à PN. Les seules à savoir que cette collègue est en fait la maîtresse de PN sont PN, la collègue et V. V a du mal à contenir son énervement, mais conditionnée par les discours de PN sur les membres de sa famille totalement loyaux et défendeurs de PN, et ne voulant pas d’histoire devant les enfants n’exprime pas sa colère par des mots. 
PN peut lancer des regards narquois, ironique à V en toute impunité. 
  
  
  
En plus des agressions psychiques directes et indirectes qu’un/e pervers narcissique fait subir à une victime, celui/celle-ci peut jouir du mal qu’il/elle réussit à faire, et le faire comprendre à la victime dans un langage codé instauré. 
Pour que ce langage codé soit décryptable par d’autres, il ne suffirait pourtant de pas grand-chose : regarder vraiment les personnes, savoir écouter et vérifier ce qui peut être raconté par ses propres moyens, et croiser les différentes sources d’information. Trop souvent un/e pervers/e narcissique arrive à faire croire qu’il/elle est la seule source d’informations fiable, et que tout ce que peut raconter la victime n’est que bêtises ou mensonges. 
  
  
Entraideapn 
27 mai 2016 
  
  
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